Les 9, 10,11 et 12 mai 2013, treize villages de la Vallées d’Aigues dans le Vaucluse à 25 kilomètres d’Aix en Provence vous invitent sur la route de la création textile … 28 salles d’expositions, Les villages de la communauté des communes Luberon Durance, recevront les troisièmes rencontres internationales de Patchwork et Arts Textiles, organisées par l’association Histoires de boites à couture. Ils vous attendent.
Evocation de quelques ressources plus ou moins oubliées de notre terroir qui assurèrent sa survie ou bâtirent sa richesse.
Issues de semailles ( céréales, pois chiches, haricots …), d’élevages (vers à soie, moutons…), de cueillettes (amandes, herbes, escargots…), elles couvrirent les besoins de l’alimentation et fournirent la base d’un artisanat local.
Redécouvrez ces produits offerts par la nature, ces récoltes et procédés oubliés par l’évolution industrielle et les modes de vie moderne.
Dates et horaires d’ouverture au public :
Ouvert le Samedi 09 Mars 2013 de 14h à 18h
Du Dimanche 10 Mars au Dimanche 24 Mars 2013 inclus
Ouvert tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 18h
Au hasard d’un blog, j’ai rencontré Charles LeDray, du moins j’ai vu les photos de l’exposition qui se tient actuellement au Museum of Fine Arts de Houston et jusqu’au 11 septembre.
Mon peu de recherches, m’apportent à croire que Charles LeDray, artiste multi techniques américain né en 1960, vit tel Gulliver dans le monde de Liliput, les vêtements sont miniaturisés à l’extrême, d’une parfaite réduction d’échelle dans les moindres détails.
Perfection est le mot employé sur tous les blogs, dans tous les articles que j’ai pu lire. Recomposition d’une monde à une échelle miniature, rêves et poésie.
Je n’ai pas toujours réussi à comprendre la démarche de l’artiste vu par d’autres. Mais j’ai la sensation en regardant chaque photo, d’une sentiment de vide, de malaise, comme si l’humain, s’était évaporé, disparu d’un monde matériel, petit et étroit, une impression dérangeante mais en même temps soulageante, paradoxe aux yeux de celui qui me lit, j’ai l’impression que l’artiste a symbolisé ce que je ressens chaque jour que les vêtements ne sont que masques, usées, élimés, uniforme d’une civilisation qui tente à disparaître ensevelie sous la poussière qui s’accumule, sous une abondance inutile, et une société de consommation, qui obstrue à nos yeux l’essentiel, abruti par le travail et la compétition, l’obsession de la performance. Nous ne laisserons dernière nous que nos vêtements élimés.
Tout comme l’amoncèlement de chaussures porte aiguilles, où des chaussures esseulées en perte de propriétaire deviennent accessoires de travail, personne n’ose mettre dans la civilisation européenne, les chaussures d’un mort, mais que peut on bien en faire après.
Le livre de Charles LeDray – Workworkworkworkwork !!! qui est également le titre de l’exposition, forte de 588 objets y compris chemises, poteries, peintures, colliers et magazines qui recréent les ventes sur les trottoirs des sans-abri à New York.
Tire tire tire l’aiguille Ma fille Demain, demain tu te maries Mon amie Tire tire tire l’aiguille Ma fille Ta robe doit être finie
Sous tes doigts naissent des fleurs Faites de paillettes de diamants Le diadèmes d’oranger Porte-bonheur Est entre les mains de ta maman Laï laï laï laï laï laï laï Tire tire l’aiguille Ma fille Laï laï Laï laï laï laï laï Tire tire l’aiguille Ma fille
Ta chambre est couverte de petits bouts de doie Le chat sur le tapis s’en donne à coeur joie Près du feu qui danse le fauteuil se balance Et bercent ton père endormi Ta maman sans dire un mot Achève de plier ton trousseau Ton papa saura demain après le bal Qu’un mariage coûte bien du mal Laï laï laï laï laï laï laï Tire tire l’aiguille Ma fille Laï laï laï laï laï laï laï Tire tire l’aiguille Ma fille
La lumière de la lampe fume et chancelle Tes yeux se couvrent de rideaux de dentelle Ne les laisse pas se fatiguer, mon amie Demain il faut être jolie Et quand l’orgue chantera Lorsque enfin tu lui prendras le bras Puissent des millions d’étoiles au fil des heures Mener votre route de bonheur Laï laï laï laï laï laï laï Tire tire l’aiguille Ma fille Laï laï laï laï laï laï laï Tire tire l’aiguille Ma fille
Un lien partagé sur Facebook, ma mère qui s’est mise à la fredonner, et qui me disait que ma grand mère lui chantait souvent …. cette chanson issue du folklore yiddish a été reprise par Line Renaud dans les années 50, par Céline Dion dans les années 80 et bien d’autres artistes français.
C’est la matinée spéciale rêves d’enfant aujourd’hui, j’ai découvert Salley Mavor en 2003 lors de la sortie de son livre Felt Wee Folk Enchanting Projects et le bonheur de le découvrir en français édité par les éditions de Saxe en 2004,
Je crois que pour toutes celles qui ont eu en main ce livre, rien n’a plus été comme avant après Je suis sûre que mes poupées de vie doivent beaucoup à Salley Mavor ..et bien modestement.
J’aime son monde d’histoires racontées avec de la feutrine, des perles et une aiguille, Salley illustre de nombreux contes pour enfants avec ses oeuvres d’une naïveté, d’une fraicheur, d’une douceur et d’une perfection sans aucune mesure, Chaque page d’un livre nécessite un mois de travail, un livre pratiquement une année. On a envie de devenir tout petit et de se perdre sur les sentiers de ses quilts, rencontrer un mouton gentil, une fée fleur, un chat doux ou une petite fille, les nattes au vent, cueillant des pommes rouges.
Alors laissez vous entraîner dans le monde de l’enfance, les contes de fées, et les histoires pour faire de jolis rêves.
Le site et le blog, vous y découvrir avec émerveillement , le travail préparatoire et le travail de fond et de recherche de la conception d’une oeuvre.
Elle est iranienne, elle travaille le feutre, elle présente une collection de costumes qu’elle brode de métaux, de fil, de plastiques, combinant ainsi symboles talismaniques, sérigraphie, verset de poésie et broderie, ces symboles, formes géométriques et décoratives, tulipes stylisées, oiseaux sont issus du folklore des tribus et de la culture Tukmène.. Née en 1966 en Italie, elle vit à Téhéran la révolution de 1979, la guerre avec l’Irak (1980-1989), ses costumes sont un écran sur lequel elle dessine ses souvenirs d’enfance. Après des études en France, elle revient en Iran. Elle est l’épouse de l’écrivain et journaliste Christopher de Bellaigue, spécialiste du Moyen Orient et mère de deux jeunes enfants.
Elle imprime ses tissus de messages révolutionnaires, des symboles de la résistance, phrase en Perse au sujet des martyrs et des vétérans de la révolution jonchent ses tuniques. Elle raconte l’histoire de l’Iran à sa façon.
Elle dit célébrer l’importance du feutre en Iran, (anti feu, anti froid), il est le manteau des bergers, les couvertures des enfants, le linceul des soldats morts pendant la guerre.
Ses dernières expositions « Namad : A journey in Persique Felt » ont eu lieu à Téhéran en 2008 et à Londres en 2009 et au Quilt Museum de York en 2010.
La question que je me posais était celle-ci ICI, à quoi pouvait bien servir ces instruments bizarres achetés chez le mercier dans une rue d’Abu Dhabi ? Vous avez été très nombreuses à répondre et merci à toutes pour vos recherches et vos réponses. Je crois que de déduction en déduction, ce sont bien des punch needle ou pic-pic en français, ou Fata della casa en italien mais la réponse la plus plausible est celle de Cerise Violette,
Ces instruments sont utilisés pour une technique de broderie égyptienne,
pour tout savoir, tutoriel et explications c’est sur son blog.
Marie aime la couture, Marie aime la créativité, Marie nous conte avec humour, sa vie à Dubaï, avec ses fous rires et ses coups de gueule, qu’elle va quitter dans peu de temps, elle a eu l’idée de demander à d’autres « exilés » de témoigner de la vision du pays où ils vivent. Marie m’a questionné, et j’ai répondu avec plaisir, peut être pas le plus objectivement du monde, mais c’est ma vision, c’est la façon dont je perçois le pays qui m’a accueillie. C’est un peu de ma vie quotidienne.
Très important
Marie cherche d’autres témoignages, alors si vous vivez à l’étranger, si vous avez envie de passer quelques minutes à répondre aux questionnaires de Marie, contactez là via son blog c’est ICI
J’ai passé une soirée complète à lire le témoignage et le blog, d’une jeune femme qui vit en Afghanistan, Mélanie a une vision du pays que je trouve magnifique et qui m’a fait percevoir Kaboul comme je ne l’avais jamais imaginé.
Je vous laisse fouiller et découvrir le monde différemment …
Depuis le mois de septembre, je ne rate en aucun cas, la parution d’une revue indienne Hi Blitz, revue de mode, très chic, culturelle et un peu people, et je rêve, je rêve devant, les maisons de Goa, les artistes de Munbai, et …. les broderies, les grands couturiers.
Je pense réellement que nous vivons en France dans un cercle bien fermé, et que notre orgueil national nous mets de grosses oeillères qui nous empêchent (mais est ce que nous le voulons) de voir la réalité en face, la haute couture est partout et dans le monde, et l’Histoire nous a prouvé bien avant que Monsieur Poiret et Madame Vionnet n’habillent les parisiennes que la créativité et la splendeur ont paré l’Orient de mille feux et bien avant que notre vieux continent sombre ne s’en aperçoivent, d’ailleurs ils ont toujours été une de nos sources d’inspiration. Lesage délocalise en Inde, qu’à celà ne tienne la haute couture restera française (of course) il ne faut pas se voiler la face, l’Inde recèle de trésors, de jeunes couturiers qui montent et de grands hommes qui commencent à percer dans ce domaine si fermé.
Je voulais juste vous présenter Tarun Tahiliani, je n’écrirais pas grand chose sur lui, je n’en sais pas assez, mais les photos suffisent, les seuls mots qui me viennent à l’esprit sont splendeur, classe et pureté, aucune vulgarité, aucune surcharge rien médiocre, rien d’importable dans ses créations, juste La Beauté, celle d’un travail sublime
Prenez le temps de visiter son site, et laissez vous emporter dans la magnificence d’un autre monde, bien sûr que je n’aurais jamais ni les moyens, ni la silhouette pour porter cela mais, le rêve ne se monnaye pas.
Je vous laisse donc découvrir ce grand couturier indien, Tarun Tahiliani, on se perd dans les broderies de fées qui ornent ses créations, à moins que ce ne soient les fées et leurs époux qu’il n’habille.
Comme vous devez vous en douter, je suis un peu en manque de revues par ici, et aussi un peu en manque de temps, depuis un mois, le dernier Cloth Scissors Paper (une des rares publications de créations que je trouve en magasin) attend sagement que je prenne le quelques minutes pour le feuilleter et surtout pour le traduire sur ma table de nuit. Un soir peu ordinaire où j’ai réussi à poser ma tête sur l’oreiller avant la fatidique heure où je sombre dans un sommeil sans rêve, j’ai enfin ouvert ma revue et Arghhhhhhhhhhhhhhhh je l’adore, il est délirant, trop joli, trop beau, trop génial, trop mignon, trop craquant trop tout (rayer la mention inutile).
C’est … lui …. de face
et de dos …..
Et il a une copine chat, et une copine humaine enfin presque … et bien d’autres.
Je n’ai pas résisté aux oeuvres et aux tutoriels de Denise Litchtfield, artiste australienne qui se dit fortement inspirée par le style nostalgique de Julie Arkell que l’on ne présente plus sur la blogosphère française ayant fortement marqué l’un des dernier salon « Pour l’amour du Fil »
Alors c’est décidé le jour où je suis réellement à la retraite, en 2032, je présume, où je n’ai plus que le temps de m’occuper que de moi, je me lance dans la création de ce petit peuple craquant.
Vous ne connaissez pas Denise Litchfield ? Lacunes énormes !!! votre soirée ne sera pas complète sans un clic sur son blog
Vous ne serez pas déçue, patchwork, photo, chien affalé sur des quilts ( ça ne vous rappelle rien) et fabuleux petits êtres étranges de fil et de boutons
Vous découvrirez aussi, un squelette tricoté, des bonnets à barbe, des bonnets martiens, des bonnet à tout et à rien, des humains empaquetés de cellofrais , des tasses à thé pot de fleurs itinérantes (ça m’a rappelé ce salon de thé à Paris, où j’allais et dont le propriétaire avait planté sa collection de cactus dans des tasses dépareillées, j’adorais ça …), des poteaux télégraphiques entricotés et un village entier au point jersey …
Elle s’appelle Gillian Lee Smith, c’est une artiste multi-techniques, elle habite Nottingham, et son monde est composé de rêves, d’enfants aux yeux tristes et de sculptures étranges, j’aime et j’avais envie de vous faire découvrir cette amosphère de brume, douce et nostalgique, poupées d’art rondes et secrètes, petites maisons mystérieuses, illustrations et costumes d’héroïnes de légendes, contes se bousculent pour ne vous donner qu’une envie, celle de ne plus quitter votre écran, et de laisser les rêves de Gillian vous envahir, des rêves feutrés aux couleurs éteintes et fanées qui sentent les anciennes épices et les pétales de fleurs séchées et rattraper la fuite éperdue du temps qui passe, comme des images furtives accrochées à votre mémoire.
Ouvrez ses liens, comme si vous ouvriez des vieux livres oubliés et plongez vous dedans, vous n’en sortirez plus.
Pour mieux connaître Gillian, prenez le temps de lire son CV, sa présentation et vous verrez …
Tilly recueille le passé, un morceau de tissu ici, un morceau de dentelles anciennes teintes au thé là. Chaque bouton possède une mémoire, chaque boucle de dentelles au crochet représente le maillon d’une histoire, laissant l’empreinte d’un moment particulier.
Ils sont des morceaux précieux, ayant servi au coeur d’une maison, les uns restant cachés, enfouis et ressortant quand un souvenir particulier me revient à l’esprit et qu’un conte de fée doit être racontée.