Au hasard d’un blog, j’ai rencontré Charles LeDray, du moins j’ai vu les photos de l’exposition qui se tient actuellement au Museum of Fine Arts de Houston et jusqu’au 11 septembre.
Mon peu de recherches, m’apportent à croire que Charles LeDray, artiste multi techniques américain né en 1960, vit tel Gulliver dans le monde de Liliput, les vêtements sont miniaturisés à l’extrême, d’une parfaite réduction d’échelle dans les moindres détails.
Perfection est le mot employé sur tous les blogs, dans tous les articles que j’ai pu lire. Recomposition d’une monde à une échelle miniature, rêves et poésie.
Je n’ai pas toujours réussi à comprendre la démarche de l’artiste vu par d’autres. Mais j’ai la sensation en regardant chaque photo, d’une sentiment de vide, de malaise, comme si l’humain, s’était évaporé, disparu d’un monde matériel, petit et étroit, une impression dérangeante mais en même temps soulageante, paradoxe aux yeux de celui qui me lit, j’ai l’impression que l’artiste a symbolisé ce que je ressens chaque jour que les vêtements ne sont que masques, usées, élimés, uniforme d’une civilisation qui tente à disparaître ensevelie sous la poussière qui s’accumule, sous une abondance inutile, et une société de consommation, qui obstrue à nos yeux l’essentiel, abruti par le travail et la compétition, l’obsession de la performance. Nous ne laisserons dernière nous que nos vêtements élimés.
Tout comme l’amoncèlement de chaussures porte aiguilles, où des chaussures esseulées en perte de propriétaire deviennent accessoires de travail, personne n’ose mettre dans la civilisation européenne, les chaussures d’un mort, mais que peut on bien en faire après.
Pour en savoir plus
Charles LeDray sur Artes Magazines
Le livre de Charles LeDray – Workworkworkworkwork !!! qui est également le titre de l’exposition, forte de 588 objets y compris chemises, poteries, peintures, colliers et magazines qui recréent les ventes sur les trottoirs des sans-abri à New York.




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