Odile Ducros : « La mémoire d’un savoir-faire qui a disparu »

Vous souvenez vous de l’article que j’avais écris, il y a quelques années sur l’art funéraire des perles ? Il est Ici, je racontais, mes aventures et fous rires avec  tata Pierrette … Odile Ducros m’a annoncé qu’elle avait écrit un livre sur cet art du 19ème siècle, elle avait eu du mal à trouver un éditeur. Début avril 2010, son livre fut enfin édité, je n’ai pas eu le courage à ce moment là de vous en parler, parce que ce n’était pas le moment. Ce moment est venu de vous annoncer cette étude, unique en son genre et le seul livre existant sur ce sujet.

Voilà Odile, j’ai annoncé votre livre, veuillez m’excuser de ce retard.

  

Odile Ducros, met en lumière dans un livre Les perles et les fleurs dans l’art funéraire et l’art décoratif des XIXe et XXe siècles.

Un art oublié, un savoir faire disparu, mémoire d’un métier qui s’efface avec le temps. Odile Ducros, responsable du pôle d’action sociale et culturelle (Pasc) de l’université Paul Cézanne met en lumière dans un livre Les perles et les fleurs dans l’art funéraire et l’art décoratif des XIXe et XXe siècles, un secteur d’activité aujourd’hui disparu qui était en vogue jusqu’en 1960 dans les villes et milieu rural français.

A l’origine de cette initiative, « un souvenir d’enfance », explique-t-elle. « Enfant, je visitais une dame de mon village qui avait un placard avec des pots de perles de toutes les couleurs. Elle les enfilait sur un fil de fer et confectionnait en le travaillant des feuilles, des pétales, des fleurs. » Une fois adulte, Odile Ducros comprit à quoi servaient ces ouvrages. En aucun cas un loisir mais une activité très répandue à l’époque. C’est lors d’une visite dans un cimetière qu’elle découvrit des fleurs, des couronnes de perles comme ornement funéraire et qu’elle fit le rapprochement.

« J’ai effectué des recherches. J’ai découvert que cet art avait disparu et que personne jusqu’à ce jour n’avait réalisé d’étude sur le sujet. » Elle s’est alors lancée dans un travail de recherche de trois ans qui l’a mené un peu partout dans la région et la France entière à la rencontre de la mémoire. « Les femmes pendant qu’elles étaient au champ, à la maison, enfilaient des perles et créaient les feuilles qui étaient en suite rassemblées et envoyées à l’entreprise de fabrication des fleurs qui elle-même les transmettait à une entreprise de création des couronnes funéraires. »

Dans toute la France, le même système se retrouvait mais l’apparition du plastique et la fragilité de ces créations – le fer s’oxydant à l’air, cassait – ont fait que petit à petit une telle pratique a disparu. « C’est la mémoire d’un travail, d’un savoir-faire qui a disparu. Une façon de rendre hommage à tous ces hommes et femmes et à leur travail, qu’on ne les oublie pas. »

L’ouvrage permet de découvrir les perles, connaître leur parcours de création mais aussi leur utilisation dans l’art décoratif. La confection de sac en perle, des lampes avec des abat-jours et des franges de perles. L’utilisation des perles sur des toiles, des tissus. Deux siècles de création, de décoration, de travaux sont relatés dans ce livre.

                                        Aimery Combes

Livre illustré: « Les perles et les fleurs dans l’art funéraire et l’art décoratif des XIXe et XXe siècles » : 24.50 €

Pour le commander:
od.ducros@laposte.net
Contact: 06 07 28 11 47

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Commentaire

Odile Ducros : « La mémoire d’un savoir-faire qui a disparu » — 12 commentaires

  1. oups !! NO problems, !!!! à présent jevais bien…… Je me souviens aussi , nathalie , avec tata Pierrette, qui récupérait, les perles, surtout les an ciennes couronnes, les perles n’étaient pas en plastique( lol)
    rosy

  2. et moi j’aime tellement que j’en ai une ( couronne) dans mon séjour, couleurs roses et ma

  3. je continue, rose et mauve, achetée, neuve, sur un marché aux puces, Placée au dessus d’une porte elle ne surprend même pas tellement qu’elle est belle..
    bises et merci

  4. Odile Ducros, elle était venue me voir lorsqu’elle commençait ses recherches, il y a quelques années, pour avoir des renseignements sur la broderie Lunéville ! Grâce à toi, je sais qu’elle a mené à bien son projet, l’unique témoignage d’un savoir-faire disparu. Merci !

  5. IL ME LE FAUT! je suis une adepte des cimetières et des décos de cimetière. Pendant ma formation j’ai cherché ce type d’ouvrage, rien n’existe (ou je n’ai pas trouvé!), quelques photos sur le net et encore! La plupart des cimetières qui ont encore ce type de couronnes sont pillés.
    Alors moi je fais des feuilles en perles et fil métallique…….

  6. Comme je te comprends d’avoir attendu avant d’aborder le sujet. Maintenant on regarde toutes loin devant pour oublier avec vous ces mauvais moments.
    Bisous

  7. Je ne connaissais pas ce genre d’ouvrages! Heureusement, elle a pu mettre en livre ce qui allait disparaître.

  8. Certainement un ouvrage à découvrir. Lorsque mes enfants étaient petits ils aimaient beaucoup visiter les églises et les cimetières de campagne pendant les vacances, et je me souviens m’être demandé ce que faisaient là de petits amas de perles sur de très vieilles pierres tombales, j’ai compris après avoir vu une couronne de perle en bon état quelques temps plus tard. La rouille avait fait disparaitre le fil .
    Ta tata Pierrette a dû en emporter quelques poignées avec elle pour en parer les anges.

  9. Ah ! ces couronnes funéraires !!! quand j’étais petite j’allais régulièrement dans les cimetières avec mes parents et mon plaisir était d’admirer ces couronnes aux perles chatoyantes, elles étaient toutes différentes et je cherchais celles qui étaient abimées pour récuperer les perles !
    Il y a quelques jours je suis allée à l’écomusée d’Alsace et j’ai revu de ces couronnes mais bien ternes et sous vitrine, impossible de piquer des perles ! lol !
    Oui, c’est un art ! disparu, quel dommage !

  10. Combien j’ai pu jouer avec ces perles quand elles étaient jetées sur la tas de compost au cimetière breton où sont mes aïeux paternels . J’avais un peu peur que le bon dieu me voit …mais je n’aimais pas que ce soit jeté et perdu !
    J’aurais du tout ramasser !
    Bises

  11. j’ai les traces d’une fabrique de fleurs artificielles, au 18e dans une abbaye de moniales;
    fleurs en coquillage : burgau et troca;
    celà parle-t-il a qq’une ?
    merci d’avance

  12. je suis tres interessé par votre livre, je ne le découvre que maintenant ; pour ce qui est de cette fabrique de fleurs en coquillages, j’aimerais en savoir plus si possible , didier ; merci ;)

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