Brodeurs de lumière 6 – Pearly King and Pearly Queen

Pensez à arrêter la musique en bas du blog, pour vivre les informations d’époque.

Les Rois de nacre sont des personnes vêtues du traditionnel costume Cockney, ils sont les rois et les reines de Londres, caricatures de la famille royale. Leurs costumes sont fabuleux brodés de perles et boutons. Chaque costume peut peser jusqu’à 30 kgs, et comporter plus de 30000 boutons. Véritable trésor familial, brodés main il représente bien plus pour leur héritier qu’un simple valeur matérielle.

Chaque motif de broderie est un symbole

Cœur – Charité

Ancre – Espoir

Croix – Foi

Roue – Le cercle de la vie

Symbole des cartes à jouer – Le jeu de la vie

Pot de fleurs – Costmongers (vendeurs des quatre saisons)

Charrette à bras et charrettes pour Anes – Costmongers (vendeurs des quatre saisons)

Ils règnent sur les différents quartiers de Londres. Leur titre se transmet par filiation. Leurs enfants sont reconnus comme étant des princes et princesses. La mission des rois de nacre est de recueillir des fonds pour des organismes de bienfaisance. Ils participent dans Londres à de nombreuses fêtes et manifestations.
Ce sont des Cockney de pure souche, perpétuant ainsi la tradition et l’histoire, par leurs chants, leur parler, leurs traditions.

L’histoire des Pearly King et Pearly Queen, remonte à l’époque Victorienne, on raconte que c’est un jeune orphelin, marchand des 4 saisons, qui ramassant tous les boutons de nacre tombés dans la rue (ou deuxième légende, récupérant les boutons d’une cargaison d’un bateau japonais ayant coulé dans la Tamise en 1880) décora sa veste avec, son nom était Henry Croft, il fut le premier Roi de Nacre

Henry Croft

Les marchands des quatre saisons (Costmongers) étaient à l’époque très pauvres, il fallait se faire remarquer pour pouvoir vendre, ces derniers portaient sur leur vêtements le long des coutures des rangées de boutons pour se distinguer des autres corporations de vendeurs. Les Costmongers s’aidaient les uns les autres, en protégeant leurs droits, ils se serraient les coudes dans l’adversité et la misère. Si un Costmongers était dans le besoin, les autres lui portaient secours, chaque quartier avaient son représentant.

Il faut se remettre dans le contexte d’une livre de Charles Dickens pour se rendre compte de l’atmosphère de Londres à cette époque là.

Henry avait la réputation d’être bon et charitable, influencé par les Costmongers qui l’avaient aidé lorsqu’il était dans le besoin. Il imagina que la meilleure façon de récolter de l’argent pour de bonnes oeuvre étaient d’attirer l’attention. Récupérant l’idée des boutons, il décora ses vêtements totalement de boutons de nacre.

Il devint une attraction et sans cesse contacté par de nombreux hôpitaux, orphelinats, églises pour aider à amasser des fonds pour les nécessiteux. Henry était seul. Il demanda alors à la corporation des Costermongers de l’aide.

Ainsi la monarchie des Pearly King naquit dans chaque famille Cockney. Il fut élu, un roi et sa « Donna » (de l’italien), son épouse, dans chaque quartier de Londres, récoltant pour les bonnes oeuvres de l’argent dans la rue.

La famille d’Henry Croft perpétue encore la tradition, son arrière-petite-fille est la Pearly Queen de Somer’s Town.

NDLR et de mon amie Chantal qui a vécu de longues et belles années chez les Cockneys : Les vrais cockneys sont les personnes nées suffisamment près des cloches des Bow Bells (St-Mary-Le-Bow Church) pour en entendre le son des cloches. Petit peuple des Docks déplacés par la reconstruction de Londres en 66 pour faire les extravagants logements des Docks de la Tamise pour les « pipoles » . Les Cockneys ont la réputation d’avoir le coeur chaud, c’est à dire d’avoir un coeur immense, et pour la formule consacrée, je vous le souhaite ce soir ….

ALL THE BEST OF COCKNEY LUCK!

En savoir plus ? – Visitez le site Pearly King Jim genuine Pearly King d’où sont issues les photos.

Et le Pool Flickr Pearly King, où vous découvrirez les costumes d’aujourd’hui.


Commentaire

Brodeurs de lumière 6 – Pearly King and Pearly Queen — Pas de commentaire

  1. c'est fou tout ce que tu nous fais découvrir Nath….encore une belle histoire de brodeurs de lumiere et de genèrosité …allez je referme le livre d'histoire de boite a couture et vais rever de cds de broderies et de boutons de nacre Gigi

  2. Nath où prends-tu le temps ? encore un article plein d'enseignements et quelles belles images!
    Merci et bonne journée

  3. eh bien les copines…. la nuit elle se couche tard, et le matin elle se lève très tôt pour s'occuper des "puces" , je ne sais pas comme elle fait ???
    souhaitons lui d'avoir toujours une belle santé ….
    Rosy

  4. Merci beaucoup Nathalie pour ton récit et cette fabuleuse découverte. Je cours sur les liens.
    Bises.

  5. Ce n'est pas vraiment une trouvaille, j'avais lu un article sur les Pearly King dans un 100 idées de 1975, Asphodèle, toi la collectionneuse … Tu n'as pas cherché ? Pendant trois ans j'ai cherché cherché des liens en parlant, parce l'article de 100 idées étaient très très succint. Et puis du jour au lendemain de nombreux sites ont fleuri en Angleterre, voilà, j'ai cherché, j'ai fait un petit condensé et je vous ai fait un article, car je n'en ai pas trouvé en Francais. Je ne suis pas exceptionnelle, il suffit d'avoir envie de trouver.
    Bisous à vous toutes et merci beaucoup pour vos commentaires.

  6. Cet article de 100 idées ne me dit rien, je dois avoir une mémoire à trous.

    3 ans de recherche, si c'est pas de la persévérance ça. Le désir de Savoir t'anime, c'est certain.

    J'ai visité les liens et maintenant j'ai une furieuse envie de me faire une besace toute bête mais entièrement recouverte de boutons de nacre anciens et de perles ….

  7. j'ai adoré l'histoire des boutons de nacre, j'en ai plein à la maison, mais j'ai une saite horreur de les coudre,
    martine

  8. Ahhhh ouiiii !!! Moi ce n'est pas de l'article dans 100 idées dont je me rappelle mais d'un court reportage filmé que j'avais vu à la télévision. Je me demande s'il ne s'agissait pas d'un reportage fait par un concurrent dans ce jeu qui passait le dimanche en fin d'après-midi et qui mettait en lice plusieurs jeunes envoyés aux quatre coins du monde et qui, chaque semaine, étaient notés sur le reportage qu'ils proposaient pour son intérêt, son originalité, sa technique etc… jusqu'au jugement final avec gain de matériels performants. Leurs voyages étaient financés mais ils n'avaient que quelques petits sous pour se débrouiller. C'était animé par Didier Régnier me semble-t-il à moins que ce fut par Marc Menant ?.. Tu parlais d'une mémoire à trous, Asphodèle ?

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