Tricotine, Tricotons, l'hiver sera froid, à nos liseuses, très chères, à nos liseuses.

Vu la montée du prix du baril de pétrole, l’hiver sera froid, il est temps de réhabiliter ce charmant accessoire désuet qui a enchanté nos enfances, je veux vous parler de la Liseuse , vous souvenez vous de ces liseuses que nos grands mères nous faisaient enfiler sur nos chemises de nuit, dans les vieilles maisons peu chauffées, afin de lire tranquillement un Michel Zevaco poussiéreux, retrouvé au fond du grenier, à la lueur de tremblotantes chandelles. Le seul mérite de mes souvenirs est de faire hurler de rire mes filles, j’ai connu des maisons de pêcheurs sans électricité … bien sûr c’était au siècle dernier, mais il n’y a pas 100 ans quand même (elles se marrent moins, les minettes, quand je leur fait le coup de la brique réfractaire, au fond du lit, l’hiver à la campagne).

Alors pour vous un modèle tout simple, pour une jeune fille (taille 38/40), à vous d’augmenter suivant votre largeur de dos , la longueur et la largeur de vos bras

Fournitures
180 g de laine Zéphir Crylor de Pingouin (si vous retrouvez un vieux stock de 1969), je préconise un joli et doux mohair.
Aiguilles n° 2 1/2
1,80 mètre de ruban couleur assortie
1,70 m d’extra fort.

Points
Côtes 2 et
Point Jersey

Exécution
Montez 302 m, tricotez 10 cm de côtes, 35 cm de jersey et 10 cm de côtes, rabattez.
Pliez le tricot dans le sens de la largeur sur l’envers, cousez en surjet la hauteur des côtes les ouvertures formeront les manches, Enfilez la liseuse.
Dans la partie de l’encolure, pliez la hauteur des côtes en deux jusqu’à la poitrine. marquez l’emplacement par des épingles. Ôtez la liseuse et fixez sur l’envers à petits points glissés, 90 cm de ruban de chaque côté. Sur l’envers, doublez les emmanchures d’un extra fort.

Et pour les inconditionnelles, un site celui de Milène Micoton, des liseuses et matinées à ne plus savoir qu’en faire. J’adore ces mots désuets et plein de poésie, et j’ai horreur d’avoir froid.

Pour le 14 juin, journée mondiale du tricot, je vous donnerai, les explications des chaussons de lit.

(Attention, à n’utiliser qu’en l’absence de votre mari, petit ami, amant, copain (rayez les mentions inutiles) , avec cet accoutrement on se retrouve aussi sexy qu’un nénuphar fané ….)

Liseuse : Vêtement chaud et léger que les femmes portent sur le vêtement de nuit pour lire au lit. La baronne, les épaules couvertes d’une liseuse garnie de dentelle, tourna sur l’oreiller ses cheveux gris, sa face grise (Druon, Gdes fam., t. 2, 1948, p. 212). ….


Commentaire

Tricotine, Tricotons, l'hiver sera froid, à nos liseuses, très chères, à nos liseuses. — 11 commentaires

  1. Le mot "liseuse" et tout un univers s'ouvre… Maman en abusait, la dernière que je lui connaissais était en laine rose, le haut smocké, un col froncé et un grand ruban de satin passant dans les trous-trous… les poignets volantés également…
    J'aime ce mot, ce qu'il évoque, un moment paisible de lecture… je ne savais pas que le 14 juin était la journée du tricot, j'attends les explications des chaussons.
    Le modèle que tu proposes est joli et ressemble à ce que mes filles appellent les "chauffe-épaules"… rien ne s'invente.

  2. ote moi d'un doute, la "cape liseuse en côtes anglaises" c'est Michelin qui l'a inventée…… on dirait madame Bibendum…….. LOL
    Merci pour le lien car il y a des modèles très mode

  3. Je pense que toutes les liseuses, ont eu pour styliste "Michelin" MDR, il y a des modèles que l'on peut adapter, j'ai bien, le kimono.

    Dans tous les cas c'était bien pratique quand il faisait froid. Bises à toi aussi Fanchon.

  4. Eh oui… j'ai eu ça, moi aussi : la liseuse. Rose, of course, avec des trous-trous, forcément (rien que pour le ruban c'était fastoche) et avec un point fantaisie qui m'avait fait tirer la langue pendant quelques heures. Mais je n'ai jamais recommancé ! J'avais 14 ans et n'avais pas du tout envie de porter ça mais…. l'autorité maternelle…
    J'ai rapidement remplacé la liseuse par un gilet plus fashion mais je dois reconnaître que du point de vue confort et chaleur, la liseuse était mieux. Ajoutez à cela des chaussons home made avec le reste de laine, genre poulaines… Le top du sexy, je vous le dis..

  5. je faisais le tricotage avec des grosses aiguilles, et j'enroulai le fil plusieurs fois que je lachais le rang d'après, je vais re essayer pour voir si je n'ai pas oublié
    nostalgie quand tu nous tiens :!!!est ce normal ???

  6. Souvenir, souvenirs …

    Eh oui! Rien de tel pour s'endormir douillettement quand les radiateurs n'habillaient pas les chambres des maisons de campagnes !
    Le tricot aéré dont tu parles Rosy, je l'ai bien connu et apprécié…car au moins, ça montait vite ! Maman faisait avec une laine zéphyr des petites chemise "américaines "( va savoir pourquoi ?) avec ce point, c'était très chaud et se portait sous les chemisiers, c'était plus chic que la ouate thermogène !!! et aussi efficace contre les rhumes et autre bronchites ,mais je ne pense pas que cela revienne à la mode !

  7. Rosy, c'était il me semble le point de rivière.
    J'en ai encore deux pour les soirs d'hiver, et quoiqu'on en dise, ça permet de sortir les bras sur le drap.
    J'aime bien ces tricots retro et pratique même si c'est un tantinet grossissant!

  8. Moi, chez ma grand-mère, au fin fond de la Bretagne dans les années 50, terre battue au sol et matelas en bale d'avoine(qui connait?),il n' avait même pas de liseuse pour se réchauffer!
    J'en ai connu après, elle faisait partie du trousseau de toute femme qui se préparait à accoucher, avec les langes et les couches en coton(vous savez, celles qui ne sont plus utilisées que comme doudous cracras) Marie

  9. Marie
    c'est vrai, je ne me souvenais plus du trousseau de la future mère
    , chez nous les bébés dormaient sur les matelas en feuilles de maïs, et nous habitions la grande ville Marseille, je me souviens de Maman quand elle secouait dans tous les sens le matelas du lit de bébé…. après elle mettait le petassoun en boutis (ça c'est une autre histoire)
    Et nous , comme il n'y avait que la cuisinière aux charbons, dans la cuisine, nous avions droit aux briques réfractaires qui restaient la joun rnée dans le four, enroulaient de papier journal …. hum !!! c'était bon la chaleur …
    Rosy

  10. Dans la valise préparée pour la maternité, il fallait aussi mettre les petites chemises en baptiste, à l'encolure bordée de valentienne, les brassières tricotées avec amour (laborieusement parfois), les cache-brassières en broderie anglaise, et les petits chaussons à pompons, confectionnés par la grand-tante( j'ai gardé ceux faits par ma tante Jeannette:des merveilles!)MARIE

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