Broderie ruban – Les menus de Pauline, Fiche à télécharger

C’est terminé le Salon Patch et travaux d’aigu’illes est terminé pour cette année ….

Samedi dernier, une bien belle journée, pleine de rencontres, des dames heureures de faire leur premier pas en broderie ruban, motivées pour aider Iceberg Ated, des ateliers à ne plus savoir où donner de la tête, 21 ateliers en deux jours, un salon comme chaque année qui offrait bonne humeur et décontraction. Un nombre de visiteurs doublant d’année en année, et Sandy, le fils de Patricia et Pascal, autiste, qui savait que ces 48 heures sont un peu pour lui.

Comme chaque année je vous offre la fiche du modèle réalisée dans l’après midi, vous pouvez la télécharger en cliquant sur la page de garde (la photo).

Vous pouvez bien entendu faire un don à l’association Icebergated, en téléchargeant la fiche, rien ne vous en empêche, rien ne vous y oblige non plus.

Le kit de cet ouvrage est encore vendu pendant quelques jours, par l’association,
il vous suffit de le demander par mail à
icebergated@yahoo.fr
et d’envoyer un chèque de 15 euros.
Qu’est ce qu’Icebergated,
Icebergated a pour but d’assurer une prise en charge de qualité pour les personnes autistes sans solution :
-Intégration en millieux naturels des enfants, adolescents, adultes atteints d’autisme ou de troubles apparentés.

-Création de structures adaptées aux personnes A.T.E.D (Autisme et Trouble Envahissants du Développement)

-Developpement et recherche d’outils adaptés pour une pédagogie éducative en partenariat avec les parents dont la méthodeA.B.A.(Applied Behavior Analysis).

-Amélioration du quotidien des familles en developpant l’esprit d’entraide (des parents aident d’autres parents).

Pour mieux connaître cette association, http://www.icebergated.com/ son tout nouveau site, et vous comprendrez le combat de sa présidente.

J’ai eu de la chance, mes enfants ne sont pas autistes, mais …. personne n’est à l’abri.

Le professeur de dentelle aux fuseaux, attendant ses élèves,
à l’arrière plan la démonstration de broderie rubans.
Le modèle de l’année dernière est en téléchargement ICI

La broudairis

Moun cor bat dins toun cor e moun sang te carrejo,
Vivo e bello à miracle e touto, dins chascunde sis ana-veni.
Sènso amour es un fumla vido,
e lou mèu meme à la bouco amarejo. *

Folco de Baroncelli

La Broudairis est provencale, brodeuse, son monde : une broderie légère et douce qui vous emporte loin d’un l’hiver qui n’en finit pas, en entrant chez elle, vous apprendrez les traditions de chez nous, les traditions d’ailleurs, et vous apprendrez à broder. Au détour d’une page, vous croiserez une cigale de dentelle subtile, une fleur qui s’évanouit calmement sur de la soie. Vous y trouverez aussi un amour infini, l’amour des fils et du tissu, l’amour de son travail, l’amour pour son prochain et l’amour de la Provence, des pages pures comme le ciel par temps de Mistral.

La Broudairis pratique son art d’Aix en Provence à Martigues.

Broderie infinie, est infinie jusqu’à la perfection,

je vous laisse entrer chez la Broudairis

et vous apprendrez à broder, à faire vos gammes point par point.
Elle mérite des centaines d’abonnées fidèles, je vous le dis …

Chantal ai- je le droit de porter ma cigale d’argent ?
* mon coeur bat dans ton coeur et mon sang te transporte,
miraculeusement vive et belle, et toute entière,
dans chacune de tes aller-venues.
Sans amour, la vie n’est que fumée
et le miel même prend un goût amer.

Pour l'amour de fil du 24 au 26 avril 2009

Puisque nous sommes dans les ballades expositions-salons, broderie, couture, tricot, un salon où j’aimerai bien faire un tour,

mais HéLas je ne peux point ….

Les chanceuses qui habitent près de la côté Atlantique, vous nous raconterez ?
Je vous envie tant …

Et comme je déteste qu’on m’interdise quoique se soit, toutes formes de dictatures, que j’ai horreur d’être brimée, muselée par toutes espèces de hierarchie, vous pouvez en parler autour de vous, j’ai encore la naïveté de croire que nous allons toutes dans la même direction, la promotion et le renouveau des arts textiles et qu’il n’y pas de concurrence les uns et les autres, et que lorsqu’on a envie d’aller quelque part on peut y aller comme on veut quand on veut …
je vis dans un pays libre et démocratique, et
j’ai toujours choisi librement mes contraintes en les acceptant.

n’oubliez pas non plus de parler

de mes Aigu’illes en Luberon ;-), s’il vous plait …

La prochaine fois je vous ferais une article sur une superbe exposition qui aura lieu à
Saint Jean d’Angelis au mois de juillet, mais c’est une autre histoire.

Pour l’Amour du Fil
Cité Internationale des Congrès, 5 rue de Valmy, 44000 Nantes.

PS : et je vous jures que je ne connais absolument personnellement personne
dans ce salon, cette article est tout à fait gratuit.

le Salon « Patch et travaux d’aiguilles »

C’est bientôt,

le Salon « Patch et travaux d’aiguilles »

du 28 mars 2009 – 10:00 h au 29 mars 2009 – 18:00 h

Espace sportif « Les Deux Ponts » – Le Pont de Claix (Route de Vizille)
Iceberg ATED 2 Avenue Abbé Morin 38144 NOTRE DAME DE VAULX
courriel : icebergated@yahoo.fr
Tél. 04 76 30 46 72

Et pour rester dans le rouge et blanc du mois de mars,
voilà le modèle de l’atelier broderies aux rubans

Les menus de Pauline

Les règles du savoir vivre d’antan semblent quelquefois désuètes aujourd’hui, pourquoi ne pas reprendre une jolie tradition de nos grands-mères qui constituait à noter les menus servis à leurs convives afin de ne pas commettre l’erreur de leur servir la même chose lors d’une nouvelle réception, pour vous, une couverture de carnet de cuisine, le journal de bord de vos invitations, plus qu’un outil pratique, il sera un joli souvenir de moments d’amitié et de convivialité.
Les informations sur les ATELIERS sont ICI

Pour tous renseignements contacter Patricia
icebergated@yahoo.fr

Carnet Rose – Journal de Couturière, petites annonces gratuites …

Je vais régulièrement sur Parole de Pate le journal de la pate polymère, et … je vois cet article

Mais bon sang, mais c’est bien sûr, ce concept est génial, l’idée est fabuleuse, ne tenant que mon clavier, je m’inspire de l’idée et ……

Je vous ai créé un outil, un blog rien que pour vous, pour que vous puissiez passer vos annonces …

Alors ben je vous donne le lien

Maintenant je vous laisse travailler, c’est à vous de l’alimenter … il parait que je suis très occupée ;-)

Le jardin de ma grand mère

Ce matin, j’ai ouvert mon armoire, comme beaucoup de matin, à la recherche d’une serviette éponge, sèche et propre, et non pas une espèce de serpillière qui pendouille dans la salle de bains, après le passage de mes filles … Et … je suis tombée par hasard, par inadvertance, par erreur, (juste un petit acte manqué… ) sur un rideau, le rideau de pile comme on dit chez nous, le rideau pour la gatouillo, celui qui cache le dessous de l’évier, le rideau de mamie Toune, brodée au point d’araignée. Je ne l’ai jamais vu dans sa cuisine, je suis bien trop jeune pour celà, je suis arrivée avec l’avènenement du formica, et Mamie était résolument moderne. Rosy doit encore s’en souvenir. Ce rideau a illuminé, mon réveil, tout doucement dans l’aube noire et froide de ce matin d’hiver. Éclatant de mille fleurs au point d’araignée, brodé au DMC qui magie pour mes yeux d’enfant changait de couleur (variagated n’existait pas encore à son époque). Je me souviens du jour où elle me l’a donné avec un ensemble de cheminée brodé en bleu de petits oiseaux.

C’est étrange d’être tombé dessus, car je pensais très fort à elle hier soir, me posant des questions sur le pourquoi du comment m’aurait elle conseillé dans ma vie, aujourd’hui.

Elle me manque, et ces quelques fleurs m’ont rappelé sa présence à mes côtés comme à chaque instant, et à chaque fois que je prends une aiguille, un fil et un morceau de tissu.

Je crois ne l’avoir jamais vu broder, ni avec autre chose qu’un tricot à terminer, elle défaisait inlassablement des vieux pulls, et pour en retricoter d’autres … maniant deux ou quatre aiguilles en même temps, élaborant des point de dentelle d’une extrême difficulté, réminiscence d’une période de privation, d’un temps de guerre, où pour nourrir ses enfants pendant que mon grand père était au front, elle tricotait, reprisait ravaudait et faisait la lessive dans ce lavoir glacé pour les autres, en plus de sa journée de travail comme rédactrice dans un journal, rien ne se perdait tout se récupérait.

Je la vois encore me faisant les gros yeux lorsque je m’approchais de ses balles de laine, rondes dures et joufflues, si tentantes à mes jeux de petite fille. Ces pelotes qui par le mystère du détricotage, d’une laine frisée par le point mousse et le jersey, devenaient si rigides et si compactes.. Les jolies laines de mohair aux couleurs sorbet avec lesquelles elles nous tricotait de pull dentelle ne m’intéressaient pas. Je voulais les grosses balles rondes grises et beiges. J’ai encore quelques part, un chandail de tennis et des chaussons tricotés par elle pour mon bébé Michel de Mode et Travaux.

Et j’ai encore du mal à imaginer la jeune femme si élégante, dans ses tenues 1925 … celles qui avaient conquis le coeur de mon grand père.

Bien voilà comment quelques roses au point d’araignée vont renaître sous mes doigts et je transmettrai à mes filles, ce qui pour moi est … un peu de vie éternelle.

Bon si j’allais prendre ma douche ….

Veste et bêret en dentelle de laine – Mon ouvrage – 15/08/1937

J’étais intimement persuadée que le Granny Square et autres ronds, hexagones et losanges au crochet étaient une invention des hippies dans les années 70, qui maniaient le crochet avec sadisme et dextérité, dans le seul but que que nos mères nous affublent, enfant, de débardeur, de manteau et de jupe psychalédiques et atrocement bariolés.

(j’ai même trouvé avec effroi une cravate d’homme crocheté en Granny Square).

Que nenni mon amie, la preuve par l’image,
le poids des mots, le choc des photos …

Regardez bien cette revue, Mon ouvrage, en date du 15 août 1937, date de naissance de ma maman, et un merveilleux cadeau de Marie pour cette dernière, qui lui a envoyé quelques revues datant de cette époque, pour son dernier anniversaire.
La couverture nous envoie en pleine figure la terrible méprise …. Nos grands mères, ma grand mère, votre grand mère étaient à la pointe de la mode 2009 en 1937. Soixante douze ans que ça dure, la dentelle au crochet.
Quand je vous le disais que nous n’avions rien inventé ….
Couverture

Explications des ronds ….


Et ce que j’ai toujours adoré, lorsque je feuillette une revue ancienne …..

Arghhhhhhhh il n’y a pas le modèle….

Pour les fournitures (voir conditions d’envoi page 13).

A 9361 . Veste : Le dessin sur papier fort, tailles 40-42-44 our 46 – 15 fr.
Echantillon d’un rond : 6 fr.
La veste exécutée dans les coloris désirées, tailles 40 à 46 – 280 fr.
le patron du bérêt , dessiné sur papier fort – 5 fr.
Layne Zéphir la pelote de 50 grs – 6, 10 fr. Prix sans engagement
Le crochet acier : 2 fr. Franco.

Avec les explications des ronds, vous pourrez toujours crocheter un Circle Design …..
ou une veste en free form ….. ;-)

Edito du 29 janvier, après avoir médité sur cet article, et bien relu, les conseils d’assemblage des couleurs de 1937, je viens enfin de comprendre mon aversion pour le mélange de couleurs pétards (Merci Maman, tout ça à cause de mon débardeur granny square de 1971 ——- arghh, il était terrible faut vraiment que je vous retrouve la photo, et voilà un stress post traumatique à l’orange, au vert, au rose fushia, et au bleu canard)
Edito du 30 janvier, après de grandes discussions sur les années 1970, nous en sommes convenus, Rosy et moi, que mon stress post traumatique était du à ma chambre de jeune fille tapissée en orange, fenêtres, portes et radiateurs laqués orange également …. et non pas à cause de son débardeur …. A suivre ;-)….

Brodeurs de lumière 6 – Pearly King and Pearly Queen

Pensez à arrêter la musique en bas du blog, pour vivre les informations d’époque.

Les Rois de nacre sont des personnes vêtues du traditionnel costume Cockney, ils sont les rois et les reines de Londres, caricatures de la famille royale. Leurs costumes sont fabuleux brodés de perles et boutons. Chaque costume peut peser jusqu’à 30 kgs, et comporter plus de 30000 boutons. Véritable trésor familial, brodés main il représente bien plus pour leur héritier qu’un simple valeur matérielle.

Chaque motif de broderie est un symbole

Cœur – Charité

Ancre – Espoir

Croix – Foi

Roue – Le cercle de la vie

Symbole des cartes à jouer – Le jeu de la vie

Pot de fleurs – Costmongers (vendeurs des quatre saisons)

Charrette à bras et charrettes pour Anes – Costmongers (vendeurs des quatre saisons)

Ils règnent sur les différents quartiers de Londres. Leur titre se transmet par filiation. Leurs enfants sont reconnus comme étant des princes et princesses. La mission des rois de nacre est de recueillir des fonds pour des organismes de bienfaisance. Ils participent dans Londres à de nombreuses fêtes et manifestations.
Ce sont des Cockney de pure souche, perpétuant ainsi la tradition et l’histoire, par leurs chants, leur parler, leurs traditions.

L’histoire des Pearly King et Pearly Queen, remonte à l’époque Victorienne, on raconte que c’est un jeune orphelin, marchand des 4 saisons, qui ramassant tous les boutons de nacre tombés dans la rue (ou deuxième légende, récupérant les boutons d’une cargaison d’un bateau japonais ayant coulé dans la Tamise en 1880) décora sa veste avec, son nom était Henry Croft, il fut le premier Roi de Nacre

Henry Croft

Les marchands des quatre saisons (Costmongers) étaient à l’époque très pauvres, il fallait se faire remarquer pour pouvoir vendre, ces derniers portaient sur leur vêtements le long des coutures des rangées de boutons pour se distinguer des autres corporations de vendeurs. Les Costmongers s’aidaient les uns les autres, en protégeant leurs droits, ils se serraient les coudes dans l’adversité et la misère. Si un Costmongers était dans le besoin, les autres lui portaient secours, chaque quartier avaient son représentant.

Il faut se remettre dans le contexte d’une livre de Charles Dickens pour se rendre compte de l’atmosphère de Londres à cette époque là.

Henry avait la réputation d’être bon et charitable, influencé par les Costmongers qui l’avaient aidé lorsqu’il était dans le besoin. Il imagina que la meilleure façon de récolter de l’argent pour de bonnes oeuvre étaient d’attirer l’attention. Récupérant l’idée des boutons, il décora ses vêtements totalement de boutons de nacre.

Il devint une attraction et sans cesse contacté par de nombreux hôpitaux, orphelinats, églises pour aider à amasser des fonds pour les nécessiteux. Henry était seul. Il demanda alors à la corporation des Costermongers de l’aide.

Ainsi la monarchie des Pearly King naquit dans chaque famille Cockney. Il fut élu, un roi et sa « Donna » (de l’italien), son épouse, dans chaque quartier de Londres, récoltant pour les bonnes oeuvres de l’argent dans la rue.

La famille d’Henry Croft perpétue encore la tradition, son arrière-petite-fille est la Pearly Queen de Somer’s Town.

NDLR et de mon amie Chantal qui a vécu de longues et belles années chez les Cockneys : Les vrais cockneys sont les personnes nées suffisamment près des cloches des Bow Bells (St-Mary-Le-Bow Church) pour en entendre le son des cloches. Petit peuple des Docks déplacés par la reconstruction de Londres en 66 pour faire les extravagants logements des Docks de la Tamise pour les « pipoles » . Les Cockneys ont la réputation d’avoir le coeur chaud, c’est à dire d’avoir un coeur immense, et pour la formule consacrée, je vous le souhaite ce soir ….

ALL THE BEST OF COCKNEY LUCK!

En savoir plus ? – Visitez le site Pearly King Jim genuine Pearly King d’où sont issues les photos.

Et le Pool Flickr Pearly King, où vous découvrirez les costumes d’aujourd’hui.

Brodeurs de lumières 7 – Faire bouger le monde …

Le 4 août 1987, un torero Luis Reina fait entrer dans le monde si fermé si cloisonné, si perclus de traditions, de la Tauromachie, les sponsors. Il signe un contrat avec la multinationale japonaise AKAI, pour 10 corridas et quelques millions de pesestas. Rage, désespoir dans les Arènes, tel le vainqueur de Rolland Garros, le dieu du stade, ou le coureur automobile, il se retrouve bardé de lettres brodées en « lentejuelas de oro » paillettes d’or, sur son costume, lettres qui clignotent encore aujourd’hui, aux quatres vents, comme un pied de nez à l’intégrisme. Sacrilège, crime de lèse majesté, reçu sous un tollé de sifflets, hué, et parfois applaudit, il ne pourra terminer son engagement, un accident de voiture, le clouera hors de l’arêne pendant quelques temps.

L’histoire de la broderie et de la tauromachie, ne dit pas qui a brodé son costume, mais il parait d’après les spectateurs qu’il avait fière allure dans sa chaquetilla bleu ciel et or. Tentative avortée, étouffée de changer le monde, de bouger l’immobilisme … La carrière sous les feux de l’arêne de Luis Reina fut bridée, l’histoire ne dit pas si c’est à cause de son accident ou de son costume, il est actuellement professeur de tauromachie. Aujourd’hui, au regard de la crise économique qui sévit dans tous les domaines, on recommence à parler tout doucement de publicités dans les milieux autorisés….. peut être un renouveau pour les brodeurs de lumières

Photo: F. VILLEGAS
Plus d’infos c’est en espagnol : La Tienta et Diaros de Sevilla

Rédaction et oui je suis désolée, c'est bien moi le "publicateur" ……

Une petite question soulevée par une lectrice, me laisse à penser que vous êtes certaines à imaginer que je publie des articles des autres …. NON NON NON, c’est bien moi qui ai rédigé mes derniers articles et ceci depuis le mois d’août où je tiens seule ce blog, épisodiquement vous trouverez un article non signé par moi, au mois d’avril et au mois de mai de l’année dernière.
Donc en récapitulatif ….

Oui c’est moi qui ait publié ces articles, c’est moi qui gère le blog, oui …. j’ai juste recopié le concours Marseille, et le communiqué des Faites Solidaire, mais j’ai aussi rédigé le communiqué de presse d’Aigu’illes en Luberon, l’article sur les quilts de passage, les points broderies, textes et dessins, celui sur Texpoart et les puces de Saint Martin, la saga des brodeurs de lumières, il y a 906 articles dans ce blog, je vous fais grâce de les énumérer tous.

Si mon style diffère suivant la gravité du sujet, j’en suis désolée, mais il est vrai que depuis un certain temps, je suis la seule et lorsque je reçois un commentaire comme celui de l’écrivain du livre « Dentelles en Bretagne », je trouve normal de vous en donner l’information.

J’avoue avoir été un peu contrariée …. mais ma bonne humeur naturelle, m’a fait éclater de rire, surtout quand les membres du forum « Histoires de boites à couture » vont se rappeler comme ont été rédigé des articles non signés par moi.

A bientôt pour de nouvelles histoires ?

EDITO DU 24 JANVIER 2008 – DANS CE BLOG, CHAQUE REDACTEUR A LA MAIN SUR SES ARTICLES, CHACUN ECRIT QUAND IL EN A ENVIE, CE DONT IL A ENVIE, IL N’YA AUCUNE CENSURE DE MA PART. LES REDACTEURS DU BLOG SONT PETITPATCH, SYLVIE, CAROLINE, ROSY, CHRISTINE, LILIANE, VALERIE, ELENA, ELLES SONT MEMBRES DU FORUM. QUAND JE DIS QUE CERTAINS ARTICLES NON SIGNES PAR MOI ONT ETE ECRITS PAR MOI, ILS ONT ETE TOUS PUBLIES PAR MOI, QUE CE SOIT CLAIR. ET PAS PAR LES AUTRES REDACTRICES. C’EST LORSQU’ ON M’ENVOIE UNE PHOTO ET QUE J’ECRIS LE TEXTE, JE TROUVE NORMAL DE DIRE QUE CET ARTICLE EST DE LA PERSONNE QUI M’A ENVOYE LES PHOTOS ET QU’ELLE EN A EU L’IDEE. JE NE SOUHAITE PAS DE CONFUSION. JE NE SUIS LE NEGRE DE PERSONNE. J’AI RECU UN DOCUMENT METTANT EN DOUTE DES TEXTES PUBLIES PAR NATHALIE L. CONTESTANT LA DIFFERENCE DE STYLES DE MES ECRITS. VOILA JE PENSE QUE CETTE PETITE MISE AU POINT QUI J’ESPERE APAISERA LES DOUTES.

Quilt de passage d'une vie à l'autre …

J’avais lu dans une revue spécialisée en Patchwork ces derniers mois, je ne sais plus si c’est Quiltmania ou Magic Patch, un article sur les quilts de passage, cette thérapie qui consiste à utiliser le travail textile comme travail de deuil. Coupant et assemblant les vêtements des défunts pour extérioriser leur chagrin, Sherri Lynn Wood aide les personnes en peine, à avoir le courage de choisir les vêtements, à se préparer mentalement à « ce sacrilège », à les découper et à les assembler en un quilt. Plus qu’un souvenir le quilt de passage, est un cheminement, une transition d’un état à un autre, ce n’est plus forcément d’un travail de deuil dont il faut parler, mais plutôt du deuil d’une autre vie, cette vie qui était la nôtre d’alors, et qui a disparu en même temps que le décès de l’être aimé.

Hormis les vêtements de nos disparus, dont beaucoup d’entre nous ne sont pas vraiment prêtes à nous séparer, de par une sensibilité que certains adeptes du rationnel trouveront puérile. Nos armoires sont encombrées chaque jour davantage … qui n’a pas gardé quelques vêtements au fond d’une vieille boite, souvenirs doux ou émus d’un temps ancien, robe de bébé, de mariée ou tee shirt fétiche, mais qui de nous n’a jamais eu envie lors d’un bouleversement dans sa vie de se dépouiller de son ancienne carcasse, en coupant ses cheveux et en changeant sa garde robe ?

Je me suis posée cette question à une période charnière de ma vie, quand j’ai eu envie de découper les vêtements que je possédais, ne pouvant les jeter car ils représentaient une partie de moi-même qui n’était plus moi, et qui était paradoxalement toujours moi et d’en faire un ouvrage, un peu comme si je me déshabillais petit à petit, en découpant manches,chemises et cols et qu’en cousant chaque morceau un à un, je trouvais la force de me reconstruire.

Alors j’ai décidé de faire ces ouvrages, comme un hommage à celle que je ne suis plus, comme le souvenir d’une vie « antérieure », de la vie d’avant, vie qui est toujours la mienne, petits morceaux de moi même assemblés différemment, en une courtepointe impossible, débarrassée du carcan d’une étiquette subie.

C’est Simone et Lilianne qui m’ont donné l’idée de cet article, une discussion banale sur un forum. Simone qui a osé ce que nous avions envie toutes de faire. Et je me suis posée cette question et si un quilt de passage était tout simplement le symbole de notre parcours initiatique, de notre vie.

Le site de Sherry Lynn Wood – Passage Quilt

A visiter le site de cette exposition « Elodie Huet – Service d’ordre »,
très impressionnant mais presque sans rapport avec cet article

La neige du 7 janvier

Ca ressemble à du feutre Nuno, vous ne trouvez pas ?

Hier dans le Luberon,
Tamaris et Oliviers se sont habillés de bien jolies dentelles de neige.
j’en connais au moins deux qui vont être contentes (et ce ne sont pas les chiens ni le chats), les maires ont fermé les écoles maternelles et primaires du Vaucluse, j’espère qu’ils ont pensé à ouvrir les gymnases et les casernes pour les gens qui ne savent pas où dormir.

Le feutre Nuno

Kezako ? La première fois que j’ai entendu parler du feutre Nuno, c’est Madeleine qui m’a glissé dans une conversation, comment tu ne connais pas le feutre Nuno ? Cette technique japonaise ancestrale ? Ben non, je ne connais pas, j’étais très vexée de n’en avoir jamais entendu parler avant cet échange, échanges que j’adores à chaque fois que je papote avec Madeleine, alors j’ai fait des recherches. J’ai vagabondé sur le net, à la recherche du Nuno.

J’ai découvert que le feutre Nuno est un amalgame de laine feutrée et d’autres textiles (soie, velours jacquard, lin, dentelle, coton, …).

Le terme japonais « nuno » signifie « tissu » ou « étoffe ». C’est une technique d’inscrutation du feutre dans du tissu. C’est une technique traditionnelle japonaise, mais je n’ai rien trouvé de plus, si ce n’est que l’on peut combiner le feutre Nuno et la technique du Shibori, et que le feutre Nuno est un fabuleux support à la teinture.

Heureuse de ne point m’endormir ignare ce soir et vous faire part de mes découvertes, voici une vidéo extrémement explicite, de cette technique traditionnelle appliquée à l’art textile.

Ainsi qu’un pas à pas photo de la même artiste, Gika Rector, pour confectionner une pochette.

J’avoue, dans mes pérégrinations webesques,
j’ai vu des choses abominaffreuses et d’autres bien belles ….
Vous avez un moteur de recherche ? Alors je vous laisse un peu chercher ;-)

Les brodeurs de lumière 5 – Lesage, délocalisation réussie en Inde

Lesage depuis plus de 15 ans délocalise en Inde pour restaurer des pièces de broderies anciennes françaises, le présentateur dit que ce ne n’est plus possible « financièrement et techniquement, je suppose » en France, il semble donc que les brodeurs indiens soient certainement mieux payés et mieux formés que les brodeurs français. Quand je pense aux montants des prix des stages et des formations chez Lesage, formations que j’avais prévues dans un avenir proche, et que je viens de reléguer au rang des choses non indipensables, réfléchissant au fait que cela coûtera beaucoup moins cher à mon organisme de reconversion et à moi même de m’offrir quelques voyages en Inde, pour me former. Une décision que j’ai prise en regardant cette émission comme quoi, quelquefois votre avenir ne tient qu’à quelques images.

Pour voir l’emission cliquez ICI

Pour découvrir l’histoire de la maison Lesage et l’école Lesage c’est LA